Eglise Saint Pierre le Jeune
Eglise Saint - Pierre le Jeune
Présentation
La paroisse protestante Saint Pierre le Jeune est une des 250 paroisses de l'Eglise de la Confession d'Augsbourg d'Alsace et de Lorraine. Elle cherche à rester fidèle à son ancrage dans la tradition luthérienne, collabore avec les paroisses protestantes du Centre Ville et tout particulièrement avec la paroisse du Temple Neuf, dans l'ouverture au dialogue œcuménique, et dans le souci d'une présence fidèle au message de l'Evangile au cœur de la cité.
Saint Pierre le Jeune a une longue et riche histoire.
Les premières traces d'une communauté paroissiale, qui se réunissait dans un lieu de culte situé à l'extérieur de l'enceinte de la ville, remonte au 7°siècle.
Très tôt la confrérie de moines- qui devint au 11°siècle un « véritable chapitre »- eut le souci de mener de front des activités cultuelles, une présence servante auprès des petites gens, des malades, des personnes âgées et des activités éducatives.
Devenue paroisse protestante avec l'introduction de la Réforme à Strasbourg, son premier pasteur fut Wolfgang Capito en 1524.
Les premières traces d'une communauté paroissiale, qui se réunissait dans un lieu de culte situé à l'extérieur de l'enceinte de la ville, remonte au 7°siècle.
Très tôt la confrérie de moines- qui devint au 11°siècle un « véritable chapitre »- eut le souci de mener de front des activités cultuelles, une présence servante auprès des petites gens, des malades, des personnes âgées et des activités éducatives.
Devenue paroisse protestante avec l'introduction de la Réforme à Strasbourg, son premier pasteur fut Wolfgang Capito en 1524.
Quelques repères
En 1681, elle fut obligée de partager l'église avec la communauté catholique et ce jusqu'au début du 20°siècle où l'ensemble du bâtiment fut à nouveau mis à sa disposition.
Les vicissitudes de l'histoire ont ainsi engagé la paroisse dans le « dialogue œcuménique », celui d'une cohabitation forcée au départ, puis d'une véritable communion fraternelle comme aujourd'hui.
Au 19°siècle la paroisse fut marquée par le réveil luthérien à travers le ministère du pasteur Frédéric Horning dont l'empreinte reste encore forte, en particulier dans la célébration des cultes aujourd'hui.
Son fils Wilhelm Horning, également pasteur à Saint Pierre le Jeune, fut à l'origine d'une maison de retraite ( actuellement 200 lits en foyer- logement, maison de retraire, section Alzheimer, accueil temporaire) à Cronembourg : la Maison Bethléhem. Cette œuvre diaconale reste étroitement liée à la paroisse.
Les vicissitudes de l'histoire ont ainsi engagé la paroisse dans le « dialogue œcuménique », celui d'une cohabitation forcée au départ, puis d'une véritable communion fraternelle comme aujourd'hui.
Au 19°siècle la paroisse fut marquée par le réveil luthérien à travers le ministère du pasteur Frédéric Horning dont l'empreinte reste encore forte, en particulier dans la célébration des cultes aujourd'hui.
Son fils Wilhelm Horning, également pasteur à Saint Pierre le Jeune, fut à l'origine d'une maison de retraite ( actuellement 200 lits en foyer- logement, maison de retraire, section Alzheimer, accueil temporaire) à Cronembourg : la Maison Bethléhem. Cette œuvre diaconale reste étroitement liée à la paroisse.
Photos et commentaires
En 1524, l'église et la paroisse devinrent protestantes. Le réformateur Wolfgang Capiton en fut le premier pasteur. Néanmoins, le chapitre étant resté catholique, il conserva la jouissance du chœur pour les séances solennelles du chapitre et l'intronisation des chanoines. Mais pour le reste, le chapitre émigra à Molsheim. ...
Au XIIIe siècle, l'enceinte de la ville fut élargie. Entre 1200 et 1220 le quartier de Saint-Pierre-Le-Jeune fut compris dans le système fortifié qui longeait le Canal des Faux-Remparts de Saint-Pierre-Le-Vieux jusqu'au «Judentor» (la porte des juifs). L'église se trouvait donc désormais « intra muras ». Mais elle était en très...
A l'emplacement de l'actuelle église Saint-Pierre-Ie-Jeune se trouvait dès la fin du Vile siècle une chapelle vraisemblablement située au centre d'un cimetière qui se trouvait, comme c'était la coutume à "époque romaine et mérovingienne, à l'extérieur de l'enceinte de la ville. Devenue plus tard un oratoire pour les...
Du côté opposé, la chapelle des Zorn, contemporaine de l'achèvement de la nef en 1320, communique avec le bras nord du transept. Les ogives de la voûte retombent, là encore, sur de très belles consoles sculptées côté nord : Adam et Ève, celle-ci cueillant le fruit défendu, sept visages qui pleurent et une tête de cadavre; côté...
Le cloître de Saint-Pierre-Ie-Jeune est le seul qui soit entièrement conservé à Strasbourg. Il a cependant subi bien des transformations au cours des siècles. Construit par l'évêque Guillaume au XIème siècle (ou selon certains historiens vers les années 1160) il comprend trois galeries romanes, à l'ouest,...
Guide pour visiter l'église Saint Pierre Le Jeune
HISTORIQUE :
Trois églises ont été construites successivement au même endroit. Au début du Moyen-Âge, une petite église, dédiée à Saint Colomban - ou Sainte Colombe ? -, dont il subsiste sous le bas-côté extérieur Sud un caveau (10). En 1031 fut commencée la construction d'une église romane, pour un Chapitre de chanoines. Il en reste le cloitre et les étages inférieurs du clocher. Lors de sa consécration en 1053, probablement par le Pape Léon IX, l'église prit le nom de Saint Pierre le Jeune pour la distinguer d'une autre église dédiée à Saint Pierre, qui prit le nom de Saint Pierre le Vieux.
L'église actuelle, commencée dans la seconde moitié du XIIIe siècle par le choeur, fut consacrée en 1320. Des chapelles s'ajoutèrent aux XIVe et XVe siècles. En 1524, l'église passe à la Réforme. En 1682, Louis XIV restaure une paroisse catholique à laquelle il donne le choeur ; un mur de séparation prenant appui sur le Jubé sépare alors le choeur de la nef. Il ne disparaitra qu'en 1898 lorsque, après la construction de l'église catholique Saint Pierre le Jeune, toute l'église redevient protestante. Une grande restauration est alors entreprise : les anciennes fresques sont mises à jour et restaurées.
En regardant depuis sa place près du grand lustre, on voit :
Devant soi, à l'est, le Jubé (1) gothique à cinq arcades, supportant l'orgue Silbermann de 1780, restauré et agrandi en 1953 et 1966 (nombreux concerts).
Sur le Jubé , des peintures à l'huile représentant les quatre Evangélistes, exécutées en 1620 par Engelhardt. Sous le Jubé, à gauche, la statue d'un moine tenant une coupe (« piscina »), du XIIIe siècle.
Derrière l'orgue, la voûte du choeur, un peu plus basse que la nef, date de la fin du XIIIe siècle.
Vers l'Ouest (se retourner) le fond de la nef est décoré d'une fresque (2) représentant la tempête sur la mer de Tibériade, d'après la « Navicella » de Giotto à la Basilique Saint Pierre de Rome. En dessous, huit anges représentent les Béatitudes.
La nef principale , consacrée en 1320, comporte trois travées sur croisées d'ogives du jubé jusqu'au transept, et une travée à l'ouest du transept. Les piliers sont carrés, à angles chanfreinés, et montent jusqu'au départ des voutes. Le transept (3) a été décalé à l'ouest, probablement pour conserver le cloitre roman ; il a la même hauteur que la nef principale.
Le long des murs nord, ouest et sud, des fresques des XIVe et XVe siècles, fortement restaurées vers 1900, retracent, au sud une généalogie de Jésus-Christ, à l'ouest et au nord des épisodes de la Passion du Christ.
Les vitraux datent de la restauration de 1900, et présentent à la base les armoiries des familles dont les membres étaient chanoines de Saint Pierre le Jeune et dont un grand nombre sont enterrés dans l'église. Il subsiste environ 70 pierres tombales et épitaphes dans l'église et dans le cloitre.
L'église actuelle, commencée dans la seconde moitié du XIIIe siècle par le choeur, fut consacrée en 1320. Des chapelles s'ajoutèrent aux XIVe et XVe siècles. En 1524, l'église passe à la Réforme. En 1682, Louis XIV restaure une paroisse catholique à laquelle il donne le choeur ; un mur de séparation prenant appui sur le Jubé sépare alors le choeur de la nef. Il ne disparaitra qu'en 1898 lorsque, après la construction de l'église catholique Saint Pierre le Jeune, toute l'église redevient protestante. Une grande restauration est alors entreprise : les anciennes fresques sont mises à jour et restaurées.
En regardant depuis sa place près du grand lustre, on voit :
Devant soi, à l'est, le Jubé (1) gothique à cinq arcades, supportant l'orgue Silbermann de 1780, restauré et agrandi en 1953 et 1966 (nombreux concerts).
Sur le Jubé , des peintures à l'huile représentant les quatre Evangélistes, exécutées en 1620 par Engelhardt. Sous le Jubé, à gauche, la statue d'un moine tenant une coupe (« piscina »), du XIIIe siècle.
Derrière l'orgue, la voûte du choeur, un peu plus basse que la nef, date de la fin du XIIIe siècle.
Vers l'Ouest (se retourner) le fond de la nef est décoré d'une fresque (2) représentant la tempête sur la mer de Tibériade, d'après la « Navicella » de Giotto à la Basilique Saint Pierre de Rome. En dessous, huit anges représentent les Béatitudes.
La nef principale , consacrée en 1320, comporte trois travées sur croisées d'ogives du jubé jusqu'au transept, et une travée à l'ouest du transept. Les piliers sont carrés, à angles chanfreinés, et montent jusqu'au départ des voutes. Le transept (3) a été décalé à l'ouest, probablement pour conserver le cloitre roman ; il a la même hauteur que la nef principale.
Le long des murs nord, ouest et sud, des fresques des XIVe et XVe siècles, fortement restaurées vers 1900, retracent, au sud une généalogie de Jésus-Christ, à l'ouest et au nord des épisodes de la Passion du Christ.
Les vitraux datent de la restauration de 1900, et présentent à la base les armoiries des familles dont les membres étaient chanoines de Saint Pierre le Jeune et dont un grand nombre sont enterrés dans l'église. Il subsiste environ 70 pierres tombales et épitaphes dans l'église et dans le cloitre.
- La chapelle Zorn (4) date du XIVe siècle et servait de chapelle funéraire à la famille des Zorn. Remarquer à la voûte les armoiries des différentes branches de la famille Zorn ; contre le pilier, la dalle funéraire du capitaine de la milice Adam Zorn (XVe siècle). Les consoles supportant les nervures de la voute sont très fines. Contre le mur nord, un monument à la mémoire du pasteur Frédéric Horning, restaurateur du luthéranisme à Strasbourg, mort en 1882.
- Dans la chapelle Saint Nicolas (5) du XIVe siècle , se trouvent une chaire, fabriquée en 1782, et un autel baroque, qui ont servi dans la nef principale jusqu'à la restauration de 1900.
- Le cloitre (6) présente trois galeries romanes du XIe siècle et une galerie gothique du XIVe siècle. Quoique fortement restauré, il peut être considéré comme le plus ancien cloitre conservé au nord des Alpes . Remarquer dans la galerie ouest un pilier décoré de quatre têtes. Nombreuses pierres tombales ou épitaphes de la période allant du XIVe au XVIIIe siècle. Autour du cloitre se trouvent les anciens bâtiments du Chapitre de Saint Pierre le Jeune (sécularisés et vendus après la dissolution du Chapitre lors de la Révolution française).
- Retourner dans l'église, et longer le mur du bas-côté nord qui côtoie le cloitre. Les fresques du XIVe siècle, repeintes vers 1900, retracent la Passion et la Résurrection du Christ.
- Passer sous le Jubé (1), dont la voute est peinte de couleurs vives, et entrer dans le choeur. Il date du XIIIe siècle. Les huit nervures au fond de la voute sont réunies en une seule clef de voute. Les boiseries baroques et la chaire ont été ajoutées au milieu du XVIIIe siècle. Le panneau central du retable (7) est daté de 1518. Derrière l'autel, la chapelle du chevet a été reconstruite vers 1900, et la statue de l'ange servant de baptistère est due au sculpteur Ferdinand Riedel (vers 1900).
- Ressortir du choeur, en passant sous le Jubé, et tourner à gauche pour monter à la chapelle de la Trinité (8), belle chapelle de style flamboyant, achevée en 1491 par Hans Hammer (qui a également sculpté la chaire de la cathédrale). Observer les détails de la sculpture, les socles et baldaquins des statues (la plupart sont modernes). Beaux fonts baptismaux du XVe siècle.
- Devant la chapelle de la Trinité, regarder les clefs de voutes (9) accostées de têtes, les consoles très ouvragées qui supportent les nervures de la voute, et deux monuments funéraires : ceux de l'évêque Hetzilo mort en 1065 (à droite au pied des marches), et du prieur Goetz von Grostein mort en 1376 à gauche).
- En passant devant les marches conduisant au portail principal, on peut descendre à l'hypogée (10) ou caveau funéraire (daté du IVe au Xe siècle).
- Longer le mur extérieur sud pour retourner vers la porte d'entrée de l'église. Avant de quitter l'église, on peut voir sur le mur ouest du bas-côté méridional une fresque (11) très curieuse représentant la marche des nations européennes vers la croix.
- Derrière cette fresque la chapelle Saint Jean (12), édifiée au XIVe siècle, est remarquable par ses contreforts intérieurs.
L'église Saint Pierre le Jeune, classée monument historique dès 1848, est riche en enseignements archéologiques, artistiques et historiques. Elle est un témoin de la foi de nombreuses générations. Si vous désirez en approfondir la connaissance, vous pouvez vous procurer à l'accueil des plaquettes et des cartes postales.
Eglise ouverte pour visite du dimanche des rameaux aux 1er novembre
Nadia MARINO
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